Et voilà, la journée touche à sa fin, et quelle journée !
Les faisans ont eu raison de nous puisque, malgré que nos canons ne soient pas tordus, tous les plombs sont passés à côté ! Il faut dire qu'ils étaient malin ces faisans, de partir face au soleil ou de monter en chandelle à la cime des arbres, ou encore de s'envoler 100 m devant nous !
Mais au bout de quelques cartouches tirées sans succès sur les faisans ou les grives, nous étions bien décidés à nous appliquer. Et c'est au coin d'un bosquet, d'où partis bon nombre de grives que nous mettront les 1ères pièces au tableau (3grives musiciennes, et 1 lapin).
Les chasseurs poursuivront leur petit tour dans la campagne en se rapprochant doucement de la petite maison de chasse (où les attend un délicieux déjeuner d'ailleurs), en rajoutant 2 perdrix rouges et 1 lapin au tableau.
Après s'être bien rassasié, nous partons chassé le gros gibier. Le territoire est constitué de la rivière Allier, bordée de bois de chaque côté, eux mêmes entrecoupés de banc de sables...
Le premier bois dans lequel nous chasserons est découpé en layons de quelques mètres de large. 2 chasseurs (dont rox) se postèrent en retour dans ce layon pendant que les autres (dont le perdreaux) avanceront dans le bois.
Au bout de quelques dizaines de minutes de traque, les traqueurs annoncent "chevreuil derrière, chevreuil derrière !!!!). Je me prépare, je me dis "applique toi, applique toi". Le chevreuil annoncé s'avère être un beau brocard, qui fut raté au saut du layon.
Quelques minutes après, c'est un lièvre qu'ils annoncent en retour, Guy le boula du 1er coup.
Alors que nous écoutions les chasseurs traqués, d'un coup, ils annoncèrent à nouveau "chevreuil derrière ! chevreuil derrière !). A nouveau je pense qu'il faut que je m'applique. Je vois Guy qui me fait signe que le chevreuil vient dans ma direction, l'adrénaline se met à monter rapidement ! J'entends le chevreuil, ça y est il déboule devant moi à une quinzaine de mètres ! J'épaule, m'applique, attends le dernier moment pour tirer et BAOUM, le chevreuil s'écroule ! Je cours voir, et découvre que ma balle ressort légèrement au dessus du c½ur, et on découvrira au dépouillage qu'elle sectionna aussi la colonne vertébrale. Je ramène le chevreuil à mon poste et prend quelques photos.
Un autre chevreuil sera levé dans un autre bois, mais pas tiré puisque on avait le droit qu'à 1 chevreuil pour la journée.
La chasse au bois est terminé, et vient maintenant le temps de la levée d'étang, où nos jeunes cousins nous retrouvèrent, toujours plein d'enthousiasme, pour monter sur la barque et récupérer les éventuels canards tombés dans l'eau (bien que les chiens nous les rapporte aussi). Nous réussiront à décrocher 7 canards !
Voici donc la photo traditionnelle de cette superbe chasse de famille (6 fusils)